L'exposition "En-quête d'Orient", sous le commissariat de Géraldine Mastelli-Weissorck et Maria Noussis, présente au public une collection de photographies inédites prises lors de missions au Proche-Orient par quatre archéologues durant l'entre-deux-guerres : Paul Perdrizet, Henri Seyrig, Albert Gabriel et Daniel Schlumberger. Cette collection a été redécouverte à l'Université de Strasbourg et, à la faveur d'un partenariat entre l'Université de Strasbourg et l'École française d'Athènes (les quatre archéologues étaient membres de l'un ou l'autre établissements), a été présentée d'abord à la MISHA à Strasbourg en septembre-octobre 2025, avant d'être proposée à la Fondation Marc de Montalembert à Rhodes, puis, du 19 février au 26 avril 2026, au centre culturel de la Fondation Stavros Niarchos à Athènes, dans le cadre du 180e anniversaire de l'Ecole française d'Athènes.
30 000 visiteurs, c'est un exceptionnel succès pour cette très belle exposition, remarquablement mise en scène. Et parmi ces 30 000 visiteurs, quelques uns de prestige, puisqu'à l'occasion de son déplacement à Athènes, les 24 et 25 avril derniers, le Président de la République Emmanuel Macron l'a visitée, accompagné notamment du Premier Ministre de Grèce Kyriakos Mitsotakis, du Président du Conseil de la Bibliothèque nationale de Grèce Stavros Zoumboulakis et du Président-Directeur du musée du Louvre, Christophe Leribault. C'est une belle consécration pour ce projet, pour le travail des commissaires et des équipes qui les ont accompagnées, et pour cette collection photographique, dont la qualité scientifique et esthétique mérite véritablement l'attention du public et des chercheurs.
Cette "quête d'Orient", c'est un projet de plus dans le programme d'inventaire et de mise en valeur des collections "orientales" strasbourgeoises auquel la Bnu participe. C'est, comme le fut "Mari en Syrie" (2024) ou "l'Archéologie de l'Ouest iranien" (en cours), à la fois une histoire d'Orient ancien et de savants contemporains - des sites et des civilisations, des hommes et des femmes qui les explorent et portent sur eux des regards, que les photographies de cette très belle collection rendent particulièrement sensibles. La Bnu est heureuse de s'être associée, pour sa modeste part, à l'Université de Strasbourg et l'École française d'Athènes lors de l'étape strasbourgeoise de l'exposition. et encore aujourd'hui à travers la diffusion du catalogue en France. Et ce n'est pas fini : une partie de ces photographies porte sur Palmyre, sujet d'une prochaine exposition en 2028… À suivre !