Contribution de la Bnu au séminaire annuel du Consortium of European Research Libraries

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Invitée par le CERL, la Bnu a présenté le 21 octobre à Édimbourg une communication d’Élise Girold sur ses collections fondatrices : "The founding collections of the National and University Library of Strasbourg (Bnu): how the legacy of the past continues to shape a strategy for the future". Ce séminaire annuel du CERL visait à interroger la façon dont l'histoire de fonds de bibliothèques contribuent à forger leur identité en tant qu'institution. En ce qui concerne la Bnu, les caractéristiques de ses collections fondatrices se retrouvent pleinement dans son projet d’établissement actuel, tant dans ses projets phares que dans la réaffirmation du caractère profondément européen de l'institution.

Photo d'Elise Girold lors de l'intervention le 21 octobre à Édimbourg pour le CERL

Qu’est-ce que le CERL ?

Le CERL (Consortium of European Research Libraries) regroupe plus de 272 bibliothèques membres, de toutes sortes, aussi bien publiques que privées, incluant aussi bien des grandes bibliothèques nationales que de toutes petites bibliothèques de recherche, qu’elles soient européennes ou extra-européennes. La Bnu est membre du CERL grâce à une participation groupée sous forme de cluster coordonné par l’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur (ABES).
Le centre d’intérêt principal du CERL est le patrimoine imprimé européen. Le consortium est un lieu d’échanges, de partage d’expertises et de création de ressources mutualisées, telle que leur base de données HPB (Heritage of the printed book), aujourd’hui complété par des bases d’autorités (CERL Thesaurus) et mise en relation avec de nombreuses autres bases de référence comme l’ISTC (Incunabula Short Title Catalogue). L’objectif de l’HPB est très ambitieux : offrir un accès centralisé à l’ensemble des imprimés anciens des bibliothèques de recherche européennes et nord-américaines, prenant en compte les tous premiers imprimés à caractères mobiles jusqu’à l’industrialisation du procédé à compter des années 1830. Cette base permet de documenter de nombreux sujets de recherche ayant trait bien sûr à l’histoire du livre, la diffusion des connaissances, ou encore l’histoire intellectuelle et sociale.
Pour documenter la circulation de ces imprimés, le CERL se penche également sur la question des provenances, à partir d’éléments présents dans chaque volume et permettant de retracer son histoire issue de regroupements, dispersions, au fil des grands événements qui marquent notre histoire collective. Cette thématique s’avère particulièrement pertinente en qui concerne la constitution des fonds la Bnu, qui a vu affluer des ouvrages venant du monde entier lors de sa création.

En quoi la Bnu peut-elle contribuer aux travaux du CERL ?

La Bnu compte au moins 150 000 monographies imprimées dont la date de parution court jusqu’en 1830, ses collections se retrouvent de facto au coeur des centres d’intérêt du CERL. Mais au-delà des exemplaires bien présents dans les bibliothèques d’aujourd’hui, le CERL s’intéresse à l’histoire de ces imprimés, qu’ils soient ou non parvenus jusqu’à nous en raison de divers accidents de parcours.
Ces accidents de parcours – au même titre que le rôle des collectionneurs et bibliophiles – ont été évoqués lors du dernier séminaire du consortium qui s’est tenu à la National Library of Scotland d’Edimbourg le 21 octobre dernier. Le séminaire a été consacré à la thématique des “founding collections”(ou “collections fondatrices”) d’une institution, en interrogeant la façon dont ces collections se sont constituées et comment cette histoire contribue à en façonner l’identité jusqu’à nos jours.
La Bnu s’est empressée de répondre à cette invitation en proposant une réflexion sur son interprétation de ses propres collections fondatrices (qu’il nous a fallu tout d’abord définir ! ) et la façon dont cette interprétation contribue à façonner sa stratégie de développement, tant du point de vue de sa politique documentaire que de l’aménagement de ses espaces ou des grands projets de médiation qu’elle porte actuellement, en particulier le projet (multi-partenarial) d’implantation à Strasbourg d’un Musée des civilisations anciennes du Proche- et du Moyen-Orient. D’une bibliothèque fortement ancrée dans son territoire, et qui questionne régulièrement notre identité collective à travers ses collections, on aboutit en réalité à la vision d’un établissement résolument européen, par sa localisation géographique certes, mais surtout par ses collections et son insertion dans des réseaux de recherche et de collaboration professionnelle […]
Pour accéder à l’article complet (fin du paragraphe + Collections fondatrices et problématiques contemporaines + En conclusion + Les suites du séminaire) : lire l’article directement depuis le carnet de recherche de la Bnu
#bnubibeuropéenne

Le carnet de recherche de la Bnu

Le carnet de recherche de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg rend compte de l’activité scientifique de la bibliothèque, des programmes de recherche qui s’y développent ou de ses actions d’appui à la recherche, en lien parfois avec ses activités culturelles, ainsi que de l’activité scientifique de ses services et agents. Plus généralement, il témoigne de tout travail de valorisation scientifique effectué sur et autour de ses collections.
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